Isabelle Coste / David Orbach

ISABELLE COSTE

Architecte D.P.L.G. Urbaniste

Membre de l'UNSFA
Membre de l'association Val de Seine Vert
Membre du réseau RENOV
Ancienne élève de l'Ecole du Louvre

Isabelle Coste est née en 1971 à Aix en Provence d'une mère d'origine russe et d'un père polytechnicien ingénieur des ponts. Par les fréquents déménagements professionnels de celui-ci, elle passe son enfance dans diverses régions de France, de la Bretagne jusqu'à Marseille, puis Paris où elle y réalisera ses études d'architecture. C'est à onze ans qu'elle doit quitter l'ambiance appliquée de Vannes, son père est nommé Directeur Départemental de l'Équipement des Bouches du Rhône.
Marseille est une ville "à la fois insupportable et fascinante" se souvient-elle. Il est facile d'y apprendre tout ce que l'on veut mais pas à l'école. Là, elle se passionne et apprend les arts vivants comme la musique, le théâtre (elle tournera un film avec Bernard Giraudeau et Fanny Ardant) et la danse à l'opéra. Rien que du classique : le beau ne peut naître que de la précision et du détail technique, et celle-ci en retour a comme ultime but l'esthétique des choses.

Plus tard, en fin d'études d'architecture, elle reviendra étudier l'urbanisme de Marseille et proposera dans le nord de la ville, quartiers sensibles un habitat adapté.

En même temps que ses études d'architecture, elle poursuivra celles d'histoire de l'art au Louvre. C'est là qu'elle découvrira avec fascination l'art du célèbre Borromini, architecte dit baroque (1599-1667). Elle retiendra de son art les effets sculpturaux de mouvement et d'optique dans l'architecture.

DAVID ORBACH

Architecte D.P.L.G. Urbaniste
Ingénieur.

Membre de l'UNSFA
Membre de l'association Val de Seine Vert
Membre du réseau RENOV

Troisième d'une famille de cinq enfants, DAVID ORBACH est né en 1965 à Paris d'un père architecte-urbaniste à la Défense (Paris) et d'une mère chercheur au CNRS. il est "élevé au grain" : pas de télévision, pull quand il fait froid, camping l'été, visite de sites archéologiques et de musées pendant les vacances. Il grandit dans la religion de son père: Le Corbusier, retenant d'abord qu'un architecte doit toujours chercher mieux que ce qui se fait de son temps.

ll pratique dans son enfance la musique, la contrebasse, qu'il ressentira plus tard comme l'équivalent du construit, puisque cet instrument aux sons graves moins entendus que ressentis donne le rythme, le cadre autour duquel se développent les mélodies de l'orchestre, comme l'architecture est le cadre spatial à l'intérieur duquel se déroulent les vies de ses habitants.
Aussitôt après des études d'ingénieur à l'École supérieure du Bois à Paris, il s'oriente vers l'architecture en choisissant la plus austère et la plus traditionnelle des écoles: Celle des Beaux-arts de Paris (UP9).

Isabelle Coste et David Orbach y effectuent tous deux leurs études, dans l'atelier du doyen de l'école, Michel Marot. Ils y apprendront avec joie le lavis, l'aquarelle, la colonne grecque, et études des proportions. Bien que David soit en ce temps-là adepte du béton brut et qu'Isabelle préfère les structures industrielles et métalliques de Richard Rogers, ils travaillèrent ensemble sur leurs projets. A l'époque, Isabelle Coste habitait dans un appartement à l’intérieur du Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC) et c'est dans cet environnement de chercheurs qu'ils se concentrèrent sur leurs propres recherches en architecture.
Ils s'aperçoivent durant leurs études que l'architecture n'a sensiblement pas évolué depuis le mouvement moderne (hormis dans son discours), même chez ceux qui s'y opposent le plus. il y a encore comme autrefois une même exaltation incompréhensible pour les "matériaux bruts" comme s'ils donnaient pas leur seule présence un gage de qualité; les mêmes aplats de couleur sur les murs comme "animation" dérisoire des volumes (les couleurs, qui étaient les primaires chez Le Corbusier, sont simplement différentes aujourd'hui, quel progrès!); le refus de la modénature architecturale autrefois une prise de position esthétique et devenu maintenant le signe de partage commun d'une même paresse, etc.
La lecture du livre de Venturi, Rauch et Scott Brown, "Complexity and Contradiction in Architecture" annoncé partout comme sonnant le glas du mouvement moderne les laisse froid, et les bâtiments qui s'ensuivent et s'en réclament le confirment dans leur doute: Ils se veulent contre le style international, mais ne font que l'imiter en moins bien.

Lecture fondatrice au contraire, du livre du critique d'architecture Charles Jencks "The Language of Postmodern Architecture", qui comprend et explique enfin pour la première fois correctement et par des exemples, les failles, et même la faillite du mouvement moderne, et de l'architecture contemporaine dans son ensemble.

Lors d'un cours du soir, ils découvrent par hasard un instrument qui allait révolutionner leur technique de travail, puis leur vision : le scanner, (puis après l'appareil photo numérique) connecté à l'ordinateur. Ce fut une découverte dont ils ne perçurent pas immédiatement l'avancée, mais progressivement au fil de son utilisation. Quand tous se passionnaient pour la "précision" de l'informatique et de ses traits de construction colorés, ils comprirent l'importance considérable de ce périphérique d'acquisition d'image qui allait permettre au dessin d'architecture, non plus de représenter les choses (comme le faisait par comparaison la peinture de portrait avant la photo), mais d'étudier directement les RAPPORTS entre ces choses: l'essentiel donc.
ils rendront leurs Diplômes de Fin d'Études entièrement sur diapositives, ressentant et voulant montrer déjà à cette époque la supériorité de l'impression fugitive sur le construit, élément-clef de leur "architecture sentimentale".

Le diplôme obtenu, ils comprennent qu'il leur faudrait pour accéder à la commande, travailler chez un architecte plus âgé et célèbre. Mais le confort de ce mandarinat a un coût, révélé par la remarquable monotonie des travaux des architectes ayant "fait la place" dans les mêmes agences. Flairant le piège du système, ils fondent à peine diplômés leur agence d’architecture en 1998. Ils y tiennent une actualité d'architecture traitant à la fois de leur recherche et de la place de l’architecture aujourd’hui. Ils deviennent ensuite critiques d’architecture dans divers revues, en particulier Cyberarchi, et concourent pour des projets en France et à l’international. Ils reçoivent notamment la 2ème mention du concours du repère olympique de Paris 2012, avec jean nouvel comme membre du jury (2004), une mention spéciale au salon national d’Angers (2004) et sont mentionnés pour la bibliothèque idéale en Irlande du 3ème millénaire (2005).